On l’a compris : le Web 2.0, c’est le
top du top ! A en croire certains fervents utilisateurs de cet outil,
c’est même le paradis sur (in)terre(net). Cependant, je fais partie des gens
qui pensent qu’on a tendance à trop idéaliser la chose. Certes, cela nous offre
des possibilités évidentes, mais il ne faut pas oublier les côtés plus pervers
de ce réseau mondial que nous construisons tous ensemble… ABE !
Tout d’abord, jetons un œil sur cette
nouvelle technologie de manière globale. Il s’agit donc de communiquer,
participer, partager, commenter, apporter, recevoir, bref, de construire ensemble
les pages du web, ce réseau étrange dont le commun des mortels ne connaît pour
ainsi dire pas vraiment l’origine. Je me demande si cette mode incontournable
n’est pas devenue le moyen
« tendance » et facile de s’inventer une personnalité, voire une vie.
A travers son écran, on peut faire passer tout ce qu’on a envie et ainsi
supprimer toutes les petites choses qui nous dérangent. Ouvrons les yeux !
N’est-ce pas une façon de mentir aux autres et à soi-même ? Et, plus
indirectement, le fait de s’identifier à quelqu’un qu’on n’est en fait pas ne
nous isole-t-il pas de la
société ? La qualité et la quantité des contacts humains ne se voient-elles pas diminuées ? Si on
imagine que c’est le cas, le Web 2.0 serait alors une communauté qui nous donne
l’impression illusoire d’être
intégré dans la société. Or, nous sommes en fait, par ce biais, intégrés dans
une société virtuelle, aux dépens de
notre intégration dans une société humaine concrète. Notre capacité à
communiquer directement, par la voix, le regard, la gestuelle, se voit altérée
et dans certains cas, capturée par un voile de timidité de plus en plus épais…
ABE !
On assiste à un autre phénomène aussi,
celui de l’isolation des personnes
qui n’ont pas d’accès à internet. Je
pense aux personnes âgées, aux personnes n’ayant pas les moyens de s’offrir un accès
au web, aux personnes qui ne savent pas lire, etc., bref, pas besoin de
s’inquiéter : ce sont déjà les mêmes personnes qui sont déjà en marge de
la société. Elles ont l’habitude… Les réseaux sociaux comme Facebook sont tellement étoffés qu’ils
permettent d’atteindre à n’importe quelle heure n’importe qui…sauf bien sûr les
personnes qui présentent déjà certaines difficultés d’intégration et qui
possèdent le moins de pouvoir d’agir. De plus, je pense que cette possibilité
d’être toujours joignable et de toujours pouvoir joindre la toile prive les
personnes de leur débrouillardise et
de leur autonomie (Euh, c’est quoi
déjà plus, les finalités de l’animation socioculturelle ???). Je me
retrouve devant une difficulté ?
Pas de problème, je dégaine mon iPhone 4S et je trouve une solution sur le net.
C’est pratique, oui, mais je parierais que certains ne savent pas même plus comment
chercher dans un dictionnaire… (Ben on a + bsoin dsavoir puiskya lnet !)
ABE !
Cette communauté virtuelle a tendance aussi
à créer des problèmes là où il n’y
en a pas. Un exemple sur lequel je suis tombée en visitant Qoqa, un site de vente
privée en ligne très prisé : les utilisateurs de ce magasin online en
vogue ces derniers temps, ont pris l’habitude de vouloir être les premiers à prendre connaissance de
l’article en vente pour donner leur avis
sur la chose, et ce à minuit pile, bien sûr. (Nan, rigol pa ak ca steuplé. C
pir inportan ds la vi d1 om ! Surtt pr 1 kouvèrtur koi !) ABE !
Sinon, créer le web ensemble, c’est super
cool ! Y’a qu’à voir Wikipédia,
c’est super utile et ça comporte des informations sur à peu près tous les sujets possibles et
imaginables. Mais comme tu n’es jamais certain si ce que tu lis est juste ou
pas…ça te fait une belle jambe,
non ? Et c’est un bon moyen de se faire peur aussi : t’as les fourmis
dans le p’tit orteil alors tu te demandes ce que ça pourrait bien être. Attention : tu as peut-être la
sclérose en plaques ! (Ou peut-être juste que tes Converse ne sont plus
étanches et l’eau qui s’y est infiltrée t’a refroidi le p’tit orteil.) ABE !
Ça rigole, ça rigole, pis après ça saigne
du nez… Oui, parce que dans tout ça, ce qui me titille le plus, c’est que
Facebook, c’est chouette, mais c’est aussi une véritable scène d’action pour
personnes malintentionnées… Comme un
contrôle utile et efficace n’est pas réellement possible (qu’on peut avoir
plusieurs profils, que ce sont les utilisateurs qui décident si tel ou tel
commentaire est approprié ou non, qu’on peut montrer ce qu’on a envie, etc.),
les plus jeunes, n’ayant pas toujours conscience de qui peut se cacher derrière
Sabrina, 13 ans, fan de Justin Bieber et de jazz dance, se retrouvent parfois
en danger lorsqu’ils surfent…sans même s’en rendre compte. ABE !
Du point de vue de l’animation socioculturelle, on l’a vu, Facebook, c’est incontournable, surtout quand on vise un public jeune. C’est assez intéressant de voir qu’on utilise un moyen de communication comme celui-là pour créer du lien. Je ne savais pas que c’est par l’intermédiaire d’un écran que ça se faisait. D’ailleurs, n’a-t-on pas vu dans un cours dernièrement, que les seules régions ou du travail communautaire se mettait en place sans l’initiative d’un professionnel, sont des régions où internet ne connaît pas vraiment de grand succès… ? Bon, dans notre cas, c’est là, et on doit faire avec. Mais moi, j’trouve ça bien contradictoire tout de même ! ABE !
Pour finir, quelques sites que j’aime bien,
malgré tous les défauts qu’ils peuvent comporter…
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