mardi 3 avril 2012

Tout simplement incontournable...


Alors, voyons voir... 

Consignes de réalisation : "Article 4 - Sujets libres (...) : chaque membre du groupe approfondit un aspect du Web 2.0 en le mettant en lien avec l'ASC."

Okay, "sujet libre"... Mais pas si libre que ça non ?... Car il y a tout de même une contrainte : parler du Web 2.0 et faire le lien avec l'animation socioculturelle. Alors voilà, dans ma tête je commence à galérer... Dans les précédent posts, nous avons parlé du Web 2.0, de ses avantages, de ses dangers et de ses limites. Ce qui fait déjà pas mal de choses sur le sujet. N'étant ni une geekette invétérée, ni une passionnée des nouvelles technologies, mon inspiration s'enlise comme un pachyderme coincé dans des sables mouvants. Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir raconter ? C'est le néant, aucune lumière ne s'active. Je décide de "lâcher l'affaire" durant quelques jours... 

C'est en passant devant le petit kiosque à côté de chez moi que j’aperçois le dernier numéro du magazine Là-Bas. Et bingo ! Ce mois-ci : un dossier intitulé "Satellites, drones, 3G, réseaux sociaux... La nouvelle boîte à outil de l'humanitaire". Voilà enfin quelque chose d'intéressant qui va pouvoir alimenter mon nouvel article.

Ce magazine traite de l'humanitaire et de la solidarité internationale. Dans ce contexte, l'utilisation des nouvelles technologies et des outils du Web 2.0 est donc spécifique et adaptée aux problématiques rencontrées sur le terrain. 

Photo prise à la librairie Payot (Lausanne)
Avril 2012


Révolution technologique
Depuis son ouverture au grand public en 2006, Facebook comptabilise un nombre record de 800 millions d'utilisateurs actifs dans le monde. Cette ascension fulgurante des réseaux sociaux et l'augmentation de l'utilisation des outils du Web n'a pas échappé aux entreprises, aux promoteurs, aux travailleurs sociaux, aux associations et aux ONG, qui ont bien compris que l'utilisation de ces nouvelles technologies est devenue incontournable en terme de communication, de marketing et de logistique. Il suffit d'aller faire un petit repérage dans les librairies ou sur la toile pour se rendre compte qu'il existe une pléthore d'ouvrages pratiques (à l'usage des entreprises et des particuliers) qui traitent de l'utilisation et de l'optimisation de ces nouveaux outils.
Photo prise à la librairie Payot (Lausanne)
Avril 2012

Et dans l'humanitaire?
Pour les acteurs du domaine de l'humanitaire, les outils du Web 2.0 permettent de toucher"un public jeune qui constituera les rangs des donateurs (ou salariés) de demain". Ils permettent également aux internautes de devenir acteurs et de participer aux campagnes de sensibilisation, en partageant les différents projets des ONG. Au niveau du financement, la contribution des donateurs est facilitée par ces nouveaux canaux. Depuis 2009, chez Action contre la Faim on constate que "les paiements électroniques (...) ont augmenté 4 fois plus vite que les dons traditionnels". Le Crowdfunding (ou financement participatif) permet quand à lui de parrainer des projets jugés peu attrayants par les filières de financement traditionnelles. 

Télécoms Sans Frontières
Sur le terrain, il est primordial de pouvoir répondre au besoin de communication des populations sinistrées. Télécoms Sans Frontières est une ONG qui donne la possibilité aux personnes déplacées de renouer avec leurs proches. Par ailleurs, elle permet aux acteurs humanitaires de communiquer depuis des régions isolées et de coordonner les projets. Les nouvelles technologies et le Web 2.0 permettent également de "déployer des programmes d'aide humanitaire sans mettre en danger les employés des ONG". Grâce à ces nouveaux outils, les organisations peuvent maintenant opérer à distance en utilisant des réseaux de "facilitateurs locaux" qui relaient les informations nécessaires au bon déroulement des actions. Dans le cas de zones difficiles d'accès ou dangereuses, des drones et  aéronefs sans pilote sont maintenant utilisés pour dispenser l'aide aux bénéficiaires. Bien évidemment, ces méthodes ne remplacent pas une présence physique sur place et comportent tout de même  le risque de se déconnecter peu à peu de la réalité du terrain.

(Outil de gestion de crise humanitaire)

Certains logiciels de cartographie permettent même d'anticiper les crises alimentaires en mesurant (grâce à des images satellite) la couverture végétale des zones à risques. D'autres, permettent de dessiner de nouvelles cartes des zones sinistrées, de localiser des appels au secours ou de recenser les personnes disparues grâce aux SMS ou e-mails envoyés par les témoins. Selon Patrick Meier (co-fondateur d'Ushahidi), "l'accès à l'information est aussi important que l'accès à l'eau et à la nourriture".

 (Plateforme de récolte d'informations et de témoignages via SMS, sous forme cartographique)
Missing.net 
 (Moteur de recherche humanitaire des personnes disparues)

Mais!... Et l'animation dans tout ça?
J'avoue qu'aujourd'hui je me suis pas mal attardée sur ces histoires d'ONG et d'aide humanitaire. Des envies de partir loin?... Peut-être... Quel rapport avec l'animation socioculturelle? Finalement, sur certains points ces différents domaines se rejoignent. Je pense donc que l'on peut transférer les compétences et transposer certaines applications d'un domaine à l'autre. Ce qui fait ses preuves au sein d'une ONG, peut très bien être utile à un animateur socioculturel. On pourrait ainsi très bien imaginer créer une cartographie des lieux culturels suisses romands à l'usage de la population désireuse d'enrichir son capital culturel ou destinée à des publics plus précarisés; ou encore une cartographie des zones urbaines fréquentées par les jeunes, qui permettrait aux travailleurs sociaux hors-murs d'aller à la rencontre du public-cible directement sur son terrain. On peut imaginer toutes sortes de choses...

Être curieux de savoir ce qu'il se passe dans d'autres domaines stimule la créativité, l'inventivité et permet de rester à la page.

Pour aller plus loin:
Many Possibilities
(Développement de réseaux WiFi low-cost)
Centre de recherches pour le développement international (CRDI) 
 (Propose différents projets de développement en lien avec les nouvelles technologies)
Disaster Relief 2.0 Report 


 Posté par Tam

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